Steve Villeneuve

 Under the scares

  Réalisateur, scénariste, producteur. Mais qui est exactement Steve Villeuneuve ?

Steve Villeneuve est un gars de 30 ans qui a grandit dans les Laurentides, à 45 minutes de Montréal, et qui est un passionné de cinéma depuis qu'il est tout petit. Il a débuté "en avant" de la caméra alors qu'il était au secondaire en Théâtre et Art Dramatique. C'est au Cegep qu'il a passé derrière la caméra en faisant son court de cinéma pour ensuite aller se spécialiser en Montage Vidéo dans la grande région Métropolitaine. 

  Depuis des années, tu offres tes courts métrages au public de Montréal. Es-tu une figure incontournable du milieu de l’horreur québécois ?

Je ne crois pas être une figure incontournable du milieu de l'horreur Québécois pour la simple et bonne raison que le milieu d'horreur Québécois n'est pas assez présent au Québec. Je dirais que 2 noms ressortent du lot : Patrick Sénécal et Le Festival Spams. Sénécal est pas mal le seul nom que le commun des mortel peut associer à l'horreur. D'un autre coté, depuis maintenant presque 10 ans, le cinéma d'horreur a refait surface au Québec grâce au Festival Spasm.

  Peux-tu nous parler de DiggerFilms ?

DiggerFilms est un regroupement de jeunes cinéastes qui a vu le jour en 2005 grâce à Stories of a Gravedigger, notre premier film. Ici au Québec, DiggerFilms est reconnu au travers des festivals de films de genre comme Spasm, Vitesse Lumière et Fantasia, grâce à plusieurs courts-métrages que nous avons produit. Deux de ces films ont gagné quelques prix à Spasm et Vitesse Lumière. Aux États-Unis, nous sommes connus dans l'univers du milieu indépendant puisque nous avons fait le tour des conventions d'horreur du pays.

  Tu as réalisé un documentaire, Under the scares, sur les dessous du films d’horreur à petit prix. Comment c’est passé le tournage ?

C'est Under the Scares qui a permis a DiggerFilms d'être reconnu aux États-Unis. Nous avons, pendant 3 ans, fait le tour des conventions pour réaliser le tournage de Under the Scares. Au début c'était assez difficile puisque nous étions inconnu des gens du milieu. Mais après quelque temps, avoir une entrevue était assez facile puisque notre réputation de cinéastes professionnels était faite.

  Les artistes rencontrés se sont-ils prêtés à l’exercice facilement ?

Comme je viens de dire plus haut, plus le processus avançait, plus ca devenait facile puisque nous avions des références d'intervenants envers les futurs. 

  De nombreuses heures de rush ont été sur ta table de montage. Comment t’es-tu sorti de ce puzzle géant ?

Oufff. Nous avions plus de 75 heures de rush. Il aura fallu beaucoup, beaucoup d'écoute et de travail. Faire un documentaire peut prendre 10 ans si tu ne te donne pas des limites. J'ai personnellement fait le gros du travail de montage en écoutant toutes les entrevues des intervenant choisis. Après des mois de travail je suis arrivé avec un assemblage d'environ 1 heure et 40 minutes. Imaginez, le film est de 80 minutes et ce, avec les extraits, générique et tableau entre blocs. J'ai donc ensuite passé le l'assemblage à un collègue de travail qui a commencé à y mettre des extraits. Lorsque j'ai repris le film, j'avais devant moi un tout nouveau film que j'ai donc ensuite modifié pour en arriver à Under the Scares. Nous sommes aujourd'hui en janvier 2011, le film est terminé depuis mai 2010 et nous venons de prendre la décision qu'un nouvel intervenant majeur sera rajouter au film. Désolé de jouer à l'agace, mais je ne peux divulguer le nom de cette personne pour l'instant.

  Dans ton documentaire, tu abordes les différentes étapes de la réalisation. Tu t’es basé sur ton expérience ou est-ce la même chose pour tout le monde ?

Notre expérience avec Stories of a Gravedigger est le fils conducteur du documentaire, cependant le film montre la réalité de 90% des réalisateurs indépendant. Certains réalisateurs ont plus de chance que d'autre. Ils connaissent des gens avec de l'argent qui sont prêts à mettre cet argent dans leurs films. Souvent, cela donne de très mauvais films. Il faut dire que le Québec offre un bien meilleur cinéma indépendant que les États-Unis, malgré le manque de fond.

  Après une première à New York, un passage à Fantasia et au festival SPASM, quels sont les réactions du public ? Et des professionnels ?

Pour l'instant, nous n'avons reçu que des réactions positives. C'est aussi la raison pour laquelle notre film est représenté mondialement par des agents de Toronto. Le film à été présenté à Pittsburgh, en Ohio, au Texas et a même ouvert un festival à Buffalo.

  Quel avenir pour Under the scares ?

C'est toujours difficile de faire une prédiction sur un film indépendant. Le milieu est tellement rendu difficile. Disons que, pour l'instant, nous allons nous concentrer à terminer le film en rajoutant l'intervenant mystère. Après cette étape, il sera plus facile de vendre le film et de le voir un jour en DVD ou à la télévision.

  Et maintenant, quels sont tes projets ? Horreur toujours ?

Nous sommes en train de travailler sur une web-série de Science-Fiction présentement. Si tout va bien la série devrait être disponible en septembre prochain. Je suis également en pré-production d'un autre documentaire. Mais je dois garder le sujet secret pour l'instant.

  Merci Steve. Nous attendons avec intérêt la suite des évènements !

  EZ

  Pour plus de renseignements : www.diggerfilms.com, www.underthescares.com

  Voir les photos : ici

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